Test ACER h9500bd

September 14, 2015

 

Voilà un DLP milieu de gamme assez bien noté par certains tests qui a attiré mon attention. J'ai saisi une occasion qui s'est présentée d'en tester un pour le comparer à notre référence le Samsung SP-A800.

 

On démarre par le placement, projecteur posé en mode table basse à environ 4m d'un écran de 2.34m et surprise, il dispose d'un lens shift vertical et horizontal ! C'est extrêmement rare sur un DLP. Ensuite on affiche le bureau Windows et fait la mise au point. On constate que le piqué est excellent !

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lettres du bureau Windows ne comportent quasiment pas d'aberrations chromatiques, elles sont très précises et fines. Sur notre mire de résolution, le résultat est quasi parfait.

Commence alors la recherche du meilleur mode pour le calibrer. Et il se trouve que le menu de ce projecteur n'est pas des plus intuitifs, avec des options importantes cachées dans des sous-menus...

La grande particularité est de devoir activer le brillant color pour régler la température couleur contrairement à ce que disait notre confrère d'audiovideohd dans son test (pour lui les RVB n'étaient pas réglables en dehors de quelques presets), mais il semblerait qu'une mise à jour explique cette différence. La luminosité est bonne sans être exceptionnelle. Boostée artificiellement par le brillant color au départ, le blanc est trop verdâtre et la rectification des RVB la fait chuter de 30%. Au final on obtiendra 14.9fL sur 2.34m de base ce qui est dans la norme.

 

 

 

Ci-dessous différentes étapes de la calibration, avec un premier relevé du meilleur mode trouvé qui montre un gamma en cloche assez particulier. Les saturations étaient extrêmement élevées d'origine avec des valeurs étranges dans le CMS qui se révèlera très efficaces, un des meilleurs que j'ai vus.

Enfin après calibration le gamma est finalement très élevé avec une moyenne de 2.60 avec un petit ajustement nécessaire pour le 10IRE qui sera fait par la suite. Ce gamma élevé n'est pas mauvais en soi puisqu'il permet au petit projecteur, malgré un contraste limité, de délivrer une belle profondeur d'image.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue de la salle et de la projection après calibration (cliquer pour agrandir et apprécier le piqué visible même sur la photo)

 

 

 

 

Comparaison de la photo après calibration avec l'image originale. On remarque une petite teinte rouge/orange plus marquée sur la photo, comme je le disais dans l'article précédent Oblivion est implacable, il révèle les défauts. Projecteur avec un orange trop marqué ou appareil photo ?

Une table de couleur nous montrerait rapidement le coupable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien entendu, le contraste du projecteur montre rapidement ses limites, avec un voile gris assez présent. Il faudrait tester d'autres positionnement pour augmenter le contraste : fond de salle, collé au plafond etc. Il peut certainement être amélioré. Ca vaut vraiment la peine car tout le reste est excellent : fluidité, piqué, couleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

Pour

_ Piqué extra

_ Fluidité très bonne

_ Couleurs justes après calibration

_ Profondeur d'image

 

Contre

_ Contraste faible

_ Iris dynamique qui pompe et n'apporte pas de relief

_ Bruit un peu soutenu

 

 

Face au Samsung, son faible contraste ne peut tenir la comparaison (deux fois inférieur à la mesure sans iris, et l'iris du Samsung est bien meilleur). C'est dommage car sur les autres points il est parfois même au-dessus. A quand un DLP abordable disposant d'un bon contraste ? Les constructeurs vont-ils prendre enfin soin du chemin de lumière de leur projecteur ?

 

 

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