Test du Xgimi Titan
- il y a 5 heures
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Nous avons eu l’occasion de recevoir en prêt un XGIMI Titan flambant neuf, sans aucun lien avec le constructeur. Il s’agit d’un exemplaire strictement standard, destiné à être installé dans la salle dédiée de notre collègue Laurent. J’ai ainsi pu l’utiliser durant cinq jours et prendre le temps d’en explorer en profondeur le potentiel, aussi bien en conditions réelles qu’à travers différentes mesures.
En premier ce qui m’a frappé – et pourtant je n’y suis guère sensible d’habitude – c'est la qualité du packaging et des matériaux utilisés pour la fabrication de la coque. Les pieds en métal, le capot supérieur en plastique capitonné comme les tableaux de bord de véhicule haut-de-gamme, le design simple mais raffiné. C'est plus qualitatif que chez des projecteurs 5 fois plus chers.
À l'allumage on est étonnés d'entendre le projecteur s'exprimer, avec une musique d'accueil, des bruits de navigation... et on est tout de suite saisi par la précision de la lumière. La prise en main est relativement simple pour la mise en place. Il y a quatre onglets différents dans le menu pour ceci : le zoom mécanique, le zoom digital, le focus, et le trapèze.
Précision de l'image
Le principal problème que j'ai rencontré avec ce projecteur est le placement, avec un zoom limité à 1,5 fois la base d'image. N'écoutez surtout pas les vendeurs qui vous garantissent que vous pouvez le placer à neuf mètres d'un écran de 3m, sauf si vous voulez vous retrouver avec une image en 720p ! Sans compter le débord du résiduel du noir, qui casse toute l'immersion, voir illustration explicative ci-dessous.

Dans ma configuration, impossible de remplir l'écran avec l'image, deux mètres vingt-cinq d'écran, deux mètres soixante-cinq d'image, il a fallu utiliser le zoom digital. C'est pour cette raison que mon test se fera à deux endroits différents : je n'ai pas pu apprécier la pleine précision de l'image chez moi car le zoom digital dégrade celle-ci et pas qu'un peu : en dehors des installations nomades, celui-ci est vraiment à proscrire.
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Fig.1 à gauche zoom optique seul, à droite avec zoom digital | |
En plus du zoom limité, il possède un lens shift assez court. Dans la salle finale dans laquelle il sera installé, positionné à quatre mètres de l'image en hauteur au-dessus des spectateurs, dans une niche centrée par rapport à l'écran, il s'en est fallu d'un cheveu. Il a fallu déplacer légèrement le projecteur dans la niche pour recentrer un peu l'optique et gagner quelques centimètres pour descendre l'image suffisamment par rapport à l’écran. D'ailleurs, j'ai noté une légère imprécision sur la partie basse de l'image, probablement à cause du lens shift utilisé à fond dans ce sens.
Autrement dit : plus la lentille de votre projecteur sera en face du centre de votre écran, meilleur sera le rendu.
L'autofocus a fonctionné chez moi sur un écran gris perle en peinture, par contre sur l'écran ALR de sa salle finale celui-ci n'a pas fonctionné. Traitement de la toile ? Microperforations ?
Ceci étant, dans les deux cas il est bon d'utiliser le Focus manuel, qui se révèle très précis avec l'utilisation de la molette visuelle. Même si la définition est inférieure à un vrai 4k de chez JVC ou Sony (je parlerais d’un 3k selon le rendu visuel des mires), on a beaucoup apprécié l’absence totale de halo ou filets de lumière sur les détails totalement blancs sur fond noir, comme le montre la photo figure 2. Les aberrations chromatiques sont également très contenues.

Le dernier problème noté pour l'installation est une forte fuite de lumière émanant de l'optique vers le bas. C'était particulièrement gênant dans mon installation, avec le projecteur quarante centimètres au-dessus de la tête. Tout mon canapé était éclairé. En reculant le projecteur d'un mètre et en le surélevant de 60cm, cette fuite est beaucoup moins gênante. Néanmoins, il faudrait prévoir un petit cache pour casser celle-ci.
Calibration SDR
Je suis parti du mode Movie pour réaliser celle-ci et je n'ai pas eu de difficulté particulière contrairement au Valerion testé récemment, dont les saturations étaient un peu erratiques en rec709. Ici l'espace couleur est bien rempli et les couleurs correctement échelonnées ce qui permet un calibrage aisé. Concernant la température du blanc, je l'ai trouvée particulièrement fidèle sur le réglage Movie (du menu température couleur) au lieu de D65 qui tirait plus sur le vert si ma mémoire est bonne.
Ce projecteur pourrait presque se passer de calibration si tous les niveaux de blancs étaient équilibrés ce qui n'est pas le cas. Les saturations manquaient un peu également.
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Fig.3 SDR gamma avant et après calibration | |
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Fig.4 espace couleur et saturations après calibration |
Pour mon écran de 2.25m de base gain 0.9 je suis parti de la luminosité du laser à 1, soit le minimum de la puissance, pour obtenir 50 nits alors qu’au 2ème cran le pic passait à 75 nits, ce qui est déjà trop pour un SDR dans les normes.
Plusieurs options de réglages s'offrent à nous une fois la calibration effectuée, il s'agit maintenant de vérifier leur utilité.
Pour faire simple, je n'en ai retenu que 2 :
- Local Contrast : contraste localisé comme son nom l’indique, renforce la netteté et l’impression de relief. Cet artifice dispose de 3 niveaux de puissance. Le premier cran est intéressant est intéressant, au-delà c’est trop artificiel.
- Dynamic Black : joue sur la puissance du laser pour renforcer les noirs dans les scènes sombres. Il dispose aussi de 3 niveaux, avec en plus un affinage possible de la colorimétrie une fois le niveau choisi, allant de -40 à +40, pour permettre d’adapter les teintes de peau au changement de la puissance du laser.
Concernant le contraste, j'ai mesuré dans mes conditions 2500:1 natif calibré et 4000:1 sur le mode dynamique le plus faible (pour n’avoir aucun pompage). Celui-ci s'obtenait sur mon système en passant le réglage de la luminosité à 51. Pour le débrider, on abaisse ce réglage à 50 ou 49. Dans ce cas, le Dynamic Black était beaucoup plus fort, mais introduisait davantage de changement colorimétrique et de pompage. Ceci avec ma source PCHC et la version 4.3 du firmware de Xgimi, il est possible que ce comportement évolue encore au gré des mises à jour.
Evidemment comme il n’y a pas de réglage du niveau de détails des noirs séparés, il faut faire attention car en baissant le paramètre luminosité les noirs se bouchent : il faut donc retravailler leurs premiers niveaux sur la source, ce que j’ai fait dans madVR PC.
Calibration HDR interne au Xgimi Titan
Dans un premier temps, j’ai utilisé le projecteur au maximum de ses capacités en sortant du PC le signal HDR en mode « passthrough » - et en mode sorti de carton, sans mise à jour – pour évaluer l’impact du dernier firmware disponible (2.2.3 au départ de mon test).
Avant la mise à jour, le mode HDR donnait accès aux mêmes paramètres de traitement que le SDR : Local Contrast, Dynamic Contrast, Contrast AI et Dynamic Black. Après l’installation du firmware 4.3, seuls Local Contrast et Dynamic Black restent disponibles en HDR, alors que l’ensemble de ces réglages demeure accessible en SDR.
D’un côté, je n’y trouve pas une grande perte : mes essais en SDR ne m’avaient pas convaincu de l’intérêt de ces deux artifices de traitement. D’un autre côté, je ne peux m’empêcher de me demander si au moins l’un d’eux n’a pas été intégré directement au fonctionnement du Dynamic HDR Mapping. Si c’est bien le cas, il ne serait alors plus possible de les désactiver.
Cette hypothèse est d’autant plus crédible qu’après la mise à jour, le gain de contraste apporté par le Dynamic HDR Mapping me paraît particulièrement prononcé, au point de modifier sensiblement le rendu de l’image. Le résultat est certes spectaculaire, mais beaucoup moins naturel qu’auparavant.
Même en réglant le HDR Enhancement au minimum (c’est-à-dire en modifiant les paramètres comme si on possédait un écran le plus petit possible et avec le plus de gain), le contraste entre les zones claires et sombres d’une même image est encore exagéré.
Je tente alors de désactiver le HDR Dynamic et de calibrer la courbe EOTF via les 11 points de la balance de blancs afin de redonner de l’éclat à l’image qui est devenue très terne. Le résultat est beaucoup mieux, mais reste quand même sombre.
Après quelques recherches, je me rends compte que le résultat est meilleur en partant du mode Filmmaker : l’effet boosté des tons moyens est moins présent et devient acceptable, à condition de sous-estimer un peu la taille de l’écran pour diminuer l’effet d’éclairement du tone mapping.
Le résultat reste toujours moins bien qu’avec celui de madVR – dont nous allons parler au chapitre suivant – mais tout de même correct. Le seul souci pour ceux qui veulent maximiser la luminosité de leur projecteur (je pense à ceux qui visent + de 150 nits en pic), il n’y a pas de réglage qui permette de retravailler suffisamment le tone mapping pour diminuer ce boost, ce qui limite fortement la possibilité d’obtenir un rendu HDR à la fois très lumineux et naturel.

Calibration HDR avec Madvr
Avec madVR il n’y a plus de problème : on ajuste le tone mapping aux capacités réelles du projecteur par rapport à l’écran. Pour cette calibration, je suis parti d’une luminosité plus importante en poussant le laser à 5/10 dans la salle avec l’écran de 3m05 de base en ALR, gain 1,1, microperforé. Le pic était alors autour de 150 nits. J’ai également paramétré la sortie de la carte graphique en BT2020 et j’ai renseigné la calibration visée dans madVR pour simplifier le travail de calibration finale.
Elle s’est déroulée de façon simple, en restant sur le mode Filmmaker. J’ai oublié de faire une capture d’écran mais on était proche du réglage interne montré chapitre précédent, à la différence près du pic lumineux plus important.
J’ai pu regarder 2 films entiers et j’avoue avoir un peu tâtonné – même avec madVR – avant de trouver un bon équilibre du Dynamic Black, ce contrôle dynamique de la puissance du laser. La luminosité des premiers niveaux et le seuil du noir dynamique, comme j’expliquais sur la partie SDR, ne sont gérés que par un seul paramètre alors qu’à mon sens il faudrait les séparer.
Par exemple, dans « The Lost Bus », les passages en intérieur pendant que le soleil se cachait étaient vraiment très sombres avec le mode moyen du Dynamique Black, paramètre luminosité à 49. C’était appréciable, mais les noirs étaient un peu bouchés et ça générait un peu trop de pompage. Sachant qu’avec madVR j’évitais les problèmes de mapping et j’ai pu ajuster les premiers niveaux de noirs sur la source, ce réglage sera encore un peu plus compliqué pour ceux qui vont se servir du projecteur avec le mapping interne.
Rendu subjectif de l’image
Etant habitué au DLP, avec toujours mon Samsung SP-A800B en pleine forme, je dois avouer que j’ai été tout de suite agréablement surpris, et pas dépaysé. La typologie de l’image avec un fort contraste intra-image et des noirs corrects ressemble à s’y méprendre aux meilleurs DLP classiques de la fin des années 2000. Une netteté au scalpel, un gamma parfaitement géré (sans artifice dynamique activé), aucune pollution lumineuse dans les zones sombre, une uniformité impeccable de la lumière sur toute l’image, une dynamique encore meilleure qu’à l’époque. Seule la colorimétrie est un peu en-dessous, moins riche au sens argentique, il y a techniquement plus de couleurs mais la lumière est moins chaleureuse, moins réaliste, même à température du blanc équivalent. C’est à mon avis le lot de tous les projecteurs à source laser en comparaison des lampes UHP. Ce n’est pas flagrant mais quand on est habitué à un spectre plus riche… on le remarque.
Revenons à la netteté, qui est la force des mono-DLP : le piqué du Titan est vraiment excellent, avec une propreté et un détachement des détails exemplaire. Probablement aidé par sa puce 0.78’’ et mieux que tous les tri-matrices du marché, ou presque, à condition de bien le positionner comme on l’a vu. Ici on a utilisé le PCHC pour gérer le sharpness de façon plus travaillée sur les fins et moyens détails, mais avec un lecteur le résultat était déjà très bon.
Concernant les noirs, sur mon écran gris 0.9 super mat, je les trouve équivalents à ce que je voyais sur mon Samsung et ses 3500:1 de contraste natif réels, excepté que la luminosité est bien supérieure. Ceci grâce à la gestion dynamique du laser, ajustée au minimum. Comme je le disais, au-delà l’effet est impressionnant mais engendre des défauts de pompage. On n’est pas sur le noir OLED d’un JVC NZ500, qui en devenait déstabilisant dans les scènes sombres, mais les noirs sont déjà satisfaisants pour moi qui ne supportais pas les DLP récents sur ce point (à 2 ou 3 exceptions près).
En passant sur la toile ALR (gain 1.1), les noirs deviennent beaucoup plus profonds ! C’est assez impressionnant, la concentration lumineuse de la toile fait vraiment son effet. Et contrairement au Sony vw590es qui était utilisé dans cette même salle auparavant, l’uniformité lumineuse est très bonne. J’avais toujours eu du mal avec l’association de cette toile et ce Sony, la luminosité autour de la zone centrale chutait beaucoup vers les côtés, formant un vignettage très marqué, mais avec le Titan c’est à peine visible. Etonnant !
Passé l’euphorie de découvrir une telle image, on doit nuancer ce tableau de quelques zones d’ombre :
- la fluidité mérite réellement une amélioration de la part du constructeur, car le judder est très présent sans activer l’interpolation d’image (MEMC), et lorsqu’elle est activée, quelques saccades ou accrocs subsistent ponctuellement. Les travellings ne sont pas parfaits comme chez Sony ou JVC. Cela étant, lorsque le MEMC fonctionne bien, au mode le plus bas je trouve son rendu assez naturel, avec un effet « soap opera » moins marqué que celui du Motionflow de Sony en mode bas par exemple.
- une colorimétrie qui varie sensiblement par moment, ce n’est pas flagrant mais on sent que la température couleur change, plus précisément à des moments où une zone contrastée varie en luminosité. Je l’ai particulièrement remarqué dans l’épisode 1 saison 3 de la série Outer Banks, beaucoup de soleil en contrejour sur une image déjà beaucoup filtrée avec des couleurs saturées
- le dernier point – et non des moindres pour les plus sensibles d’entre nous, les effets arc-en-ciel (ou AEC), qui sont la conséquence du séquençage temporel des images rouge verte et bleu pour créer une image à la colorimétrie complète au travers d’une seule matrice DMD. Ici on a toujours un mono-DLP, sauf qu’il n’y a plus de roue chromatique mais 2 lasers, un rouge et un bleu + une roue phosphore pour créer le vert. Sur les 3 installations, paradoxalement celle où ils m’ont le moins gêné était celle avec l’écran ALR. Pour être clair, il sera compliqué pour certains de conjuguer puissance lumineuse et acceptation des AEC.
- un peu de speckle était visible sur le rouge, je n’ai pas trouvé ça dérangeant, presque au contraire, la couleur est encore plus vibrante ainsi.
Ci-dessous quelques photos prises au reflex (Sony Alpha) et développées en RAW dans Lightroom pour conserver une cohérence maximale. Pas de retouche, seul l’éclairement est ajusté pour déboucher les noirs car la dynamique est très difficile à saisir pour l’appareil. Pour les voir en plein format, une fois agrandie Clic droit > Ouvrir dans un nouvel onglet.
Un dernier mot concernant les usages TV et Jeux. J’ai regardé la TV via les applications des chaînes sur le PC, notamment la coupe du monde et le résultat était bluffant de netteté et de puissance : dans une salle plongée dans la pénombre, on croirait avoir un écran LCD devant les yeux !
Concernant les jeux vidéo, je n’ai pas testé le mode amélioré mais déjà c’était très convaincant. La très bonne netteté donne du relief et une parfaite lisibilité de tous les détails, ce qui rappelle les moniteurs gaming. La fluidité ne m’a pas gêné avec le PC en sortie 60Hz, si votre carte graphique sort suffisamment d’images par seconde, alors tous les mouvements seront nets et sans saccade.
Conclusion
Pour conclure, on a vraiment la sensation de tenir là – enfin – un candidat pour remplacer les projecteurs DLP qu’on a tant aimé fin des années 2000, que ce soit les Samsung, Runco, Mitsubishi… modèle qui, comme ces ancêtres, possède quelques défaut mais avec une image vibrante, découpée au scalpel à la fois par sa netteté, son contraste intra-image et la gestion parfaite de ses micro-contrastes. Ce Titan est aussi un projecteur qui redéfinit tout simplement le rapport prix/luminosité pour une image de qualité supérieure en homecinema.
Imaginez, 4m de base avec plus de luminosité qu’un JVC NZ900 pour 4000 € prix public !
Toutefois, il lui manque encore un peu de rigueur pour détrôner un étalon de la restitution cinématographique tel que le Samsung SP-A800B, conçu en partenariat avec Joe Kane. Il gagne en revanche une puissance lumineuse exceptionnelle, une meilleure gestion dynamique des noirs, et une dynamique incroyable.
Attention, plus encore qu'avec la plupart des autres projecteurs, ce Titan exigera une mise en œuvre très soignée pour révéler tout son potentiel. Outre un écran adapté et un positionnement optimal qui ne sera pas possible dans toutes les salles — en évitant absolument le recours au zoom numérique — il faudra passer par une source capable d'assurer un tone mapping de haut niveau. Idéalement, il s'agira d'un PCHC équipé de madVR, d'un R_volution 8K, d'un processeur madVR Envy ou d'un Lumagen Radiance Pro, le tout correctement calibré. Dans ces conditions, il deviendra alors possible d'exploiter pleinement son exceptionnelle réserve lumineuse pour les hautes lumières, des larges zones aux plus fins détails, tout en préservant naturel et fidélité des tons intermédiaires.
La seule véritable contrepartie – et j’insiste une nouvelle fois sur ce point – réside dans votre tolérance à ses défauts, au premier rang desquels figurent les effets d'arcs-en-ciel. C'est un point très personnel qui déterminera à lui seul si ce projecteur vous convient ou non. Si ce n'est pas un frein pour vous, alors vous profiterez d'un projecteur qui s'impose comme une référence du rapport qualité/prix en matière de contraste intra-image, de netteté et de luminosité.










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